Great Barrier, une île tellement à part

famille tout en haut NZ
Nous sommes montés au mont Hobson, le point culminant de l’ile.
Céline – 30 novembre
QUATRIEME PLUS GRANDE ILE de Nouvelle-Zélande (après l’île du sud, du nord et l’île Stewart), Great Barrier Island, à 80 km d’Auckland, tout au bout du golfe d’Hauraki, reste méconnue des Aucklanders. Plusieurs d’entre eux nous ont d’ailleurs concédé qu’ils n’y étaient jamais allés !
Nous avons « profité » d’une grève des enseignants (non, non il n’y a pas qu’en France !) pour prolonger un week-end et découvrir cette île où ne vivent que 800 habitants à l’année. Un bout de terre isolé et hors du temps où il n’existe pas de centrale électrique. Toutes les maisons possèdent donc des panneaux solaires. L’ile affiche fièrement son label « Dark sky sanctuary » (sanctuaire de ciel noir) ; ici aucune pollution lumineuse ne vient ternir les nuits étoilées.
Deux possibilités pour rejoindre Great Barrier : le ferry (4h30) ou l’avion (30 minutes). Sur les conseils avisés de Christelle et François, des Belges que nous avons rencontrés ici, nous avons opté pour l’avion. Une première expérience en soi puisque nous montons dans un petit coucou de 14 places (avec le pilote et le co-pilote) !! Laura, qui n’apprécie pas l’avion, a les mains moites au décollage ! Mais après quelques minutes de vol, la miss se détend d’autant qu’il fait un grand beau temps ! Nous survolons toute la baie d’Auckland et c’est l’atterrissage (sur la pelouse !)…
avion NZ
Derrière Laura et François, notre avion !
bagage NZ
Le chariot à bagages est minimaliste.
avion great NZ
Quelle vue du poste de pilotage !
avion francois martin NZ
François et Martin sont juste derrière le pilote et le co-pilote.
Nous voilà donc à Great Barrier Island, au large de la péninsule de Coromandel que nous avons visité il y a plusieurs semaines.
Nous récupérons notre voiture de location (j’en reparlerai plus tard…) dans le tout petit aéroport et on file au bach (diminutif de bachelor, une maison de célibataires pour les vacances) qu’on a loué près du village de Tryphena. L’endroit est magnifique, la maison également. Tout en bois avec de nombreuses ouvertures, elle nous fait penser à l’ancienne maison à Pleneuf-Val-André de Ghislaine et Jean, nos amis costarmoricains.
Nous dominons la mer, la nature est magnifique. Il y a certes une route en contrebas mais très peu de circulation. La maison a un accès direct à la plage ! Trois minutes plus tard, nous avons les pieds dans l’eau…
bach bis NZ
Notre bach à l’extérieur…
bach NZ
…et à l’intérieur.
chemin plage NZ
En route pour la plage !
C’est la fin de l’après-midi, les couleurs sont superbes et nous sommes juste tous les quatre dans cet endroit paradisiaque ! La mer monte et me donne envie d’aller me baigner… Allez, chiche, c’est parti ! Après deux tentatives à Cape Reinga et à Raglan, c’est mon premier « vrai » bain en Nouvelle-Zélande et la mer est bonne. Un vrai plaisir ! De quoi entamer ce week-end de la meilleure des façons !

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14 km de rando
Le lendemain matin, nous sommes réveillés assez tôt par un concert d’oiseaux. Ça chante à tue-tête au-dessus de nos têtes. A Auckland, nous apprécions déjà ces réveils bucoliques mais ici c’est puissance 10 ! Nous avons repéré dans notre guide une belle randonnée, c’est donc notre programme de la journée. Au menu : 14 km avec l’escalade du mont Hobson (le point culminant de l’île à 627 m d’altitude) et une baignade dans des sources d’eaux chaudes.
Seule hic, la randonnée ne fait pas une boucle et il n’y a pas de transport en commun sur l’île… Mais en fouinant un peu sur le net, François a déniché le téléphone de Fiona qui nous conduit au point de départ. Fiona est Ecossaise, elle est arrivée sur l’île à 18 ans pour travailler à l’Irish pub pendant trois mois et elle y restée… Bien qu’elle rentre chaque été en Ecosse, c’est une amoureuse de son île. En ce moment, elle est préoccupée par la scolarité future de son garçon car il n’y a que trois écoles primaires sur l’île… Et vu de Great Barrier, Auckland paraît si loin…
Nous voilà à Windy canyon, le point de départ. C’est parti pour 14 kilomètres ! François et Martin ouvrent la marche, Laura et moi suivons un peu plus loin. Il y a beaucoup de pontons en bois pour protéger les racines des kauris qui, ici aussi, sont touchées par la maladie. De nombreux escaliers ont également été installés pour protéger la nidification des black pétrels, des oiseaux rares (malheureusement on n’en a pas vu). Les marches vont occuper Martin une bonne partie de la journée puisqu’il les a comptés !!! Bilan : plus de 3300 !!! (J’ai eu mal aux mollets pendant 3 jours)
Au bout de 2h environ, on atteint le sommet du Mont Hobson, la vue est époustouflante, à 360 degrés sur l’île. Nous discutons avec une famille qui marche pendant trois jours. Nous sommes en admiration devant le plus grand des garçons qui doit avoir 10 ans et qui porte un très très gros sac !
Après une courte pause, nous voilà lancés dans la descente, on a prévu de déjeuner à une hutte sur le parcours. C’est un refuge pour les marcheurs qui randonnent pendant trois jours. Alors qu’on s’apprête à repartir, la famille kiwi arrive aussi, elle va y dormir la nuit suivante. Pour nous, c’est reparti, il nous reste plusieurs heures de marche. Martin déborde d’énergie et passe son temps à faire des aller-retours pour se cacher dans les bosquets et nous faire peur (parfois ça marche très bien) ! Après des débuts un peu poussif, Laura va aussi d’un bon pas. Nous arrivons enfin à Kaitoke hot springs, des sources d’eau chaudes. C’est l’heure de la pause ! Nous découvrons des petits bassins naturels style jacuzzi, on y va mollo car l’eau est chaude, voire très chaude par endroits. La montre de François indique plus de 40 degrés ! C’est tout de même très relaxant après notre belle journée de marche. Après un bon break, on se remet en route pour les deux derniers kilomètres de la randonnée.

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Notre voiture nous attend pour rejoindre notre maison. En rentrant, je me laisse même tenter par une baignade dans la mer ! La température n’est pas la même qu’aux sources chaudes mais c’est tout de même très agréable.
UNE DROLE DE FETE
Le lendemain, c’est de nouveau un réveil aux aurores. Notre oiseau aujourd’hui s’appelle Martin. C’est la Saint Martin et il attend avec impatience son cadeau, des toupies beyblade ! Pour sa fête justement, on lui a promis d’aller déjeuner au restaurant, à Port Fitzroy, de l’autre côté de l’île. Nous sommes en route depuis 20 minutes quand on se rend compte que notre voiture fume… Vite, on s’arrête sur le bas-côté pour ouvrir le capot… A peine arrêtés, on a l’occasion de tester la solidarité des gens de l’île qui s’arrêtent quasiment tous ! Alors que je m’apprête à composer le numéro du loueur, une camionnette s’arrête à son tour et son chauffeur nous explique qu’il est le propriétaire de la voiture et qu’il revient très vite ! Martin ne perd pas une seconde pour jouer aux toupies sur le bas-côté de la route. Quelques instants plus tard, voilà en effet, notre « sauveur » de retour avec un grand bidon d’eau. Apparemment, le radiateur du moteur n’avait plus un centilitre d’eau… Nous lui faisons part de notre programme de la journée et de notre souhait d’aller jusqu’à Port Fitzroy. Pour plus de sécurité, il nous propose de l’accompagner jusqu’à chez lui, à quelques kilomètres, pour changer de véhicule. Mais là, malgré un trousseau de clés très impressionnant, il n’arrive pas à mettre la main sur la clé de la nouvelle voiture. Nous repartons donc avec notre ancien véhicule..
voiture NZ
Ça fume sous le capot !

 

voiture bis NZ
François s’improvise mécano…
eau voiture NZ
Notre radiateur avait très soif !
A peine reparti, j’ai l’impression que la voiture fume toujours… Nous faisons encore quelques kilomètres et c’est la cata : la voiture n’avance plus et fume encore plus que la première fois. Nous voilà de nouveau arrêtés en rase campagne ! Les enfants crient famine et il n’y a pas de réseau téléphonique ! Comme lors de notre première panne, toutes les voitures s’arrêtent. Des jeunes qui vont randonner reviennent me chercher pour m’accompagner sur la colline où il y a du réseau. J’explique nos déboires au propriétaire qui me dit qu’il a retrouvé les clés de la seconde voiture et qu’il vient à notre rencontre ! A peine arrivé, il se confond en excuse et nous dit de repartir bien vite ! Ça tombe bien car nous avons faim ! Mais comble de désillusion, en arrivant à Port Fitzroy il n’y a pas un restaurant ouvert… Martin est désespéré et nous rappelle qu’à chaque fois il y a des malheurs le jour de sa fête. En effet, il est souvent malade à cette période de l’année et une fois il a même dû être hospitalisé… Rien de cela cette fois-ci mais nous sommes contraints de faire demi-tour pour trouver de quoi manger. C’est bien dommage car l’endroit est magnifique. Il est près de 15h quand nous passons enfin à table du côté de Claris, près de l’aéroport. Nous sommes dans un des rares endroits de l’île où il y a de la wifi et c’est donc un endroit apprécié des backpackers. Après un petit lunch très sympa, nous remettons le cap sur notre bach car la pluie vient de s’inviter… Nous avons repéré l’Irish pub qui propose à manger et on promet donc à Martin d’aller y manger le soir le soir pour sa fête. Le jeune homme y mangera un bonne pizza au feu de bois qui nous fera oublier nos déboires du début de journée !
martin bey blade NZ
Pour Martin, les parties de beyblade se succèdent.
Le soleil est de retour le lundi matin. Avant de repartir sur Auckland, nous avons repéré une petite balade avec un point de vue d’où l’on peut voir dauphins et baleines. Au 19e siècle, Great Barrier Island a été un endroit où l’on pratiquait la chasse à la baleine… Nous arrivons rapidement au point de vue, c’est très chouette, face à nous, Fletcher bay, à l’extrémité de la péninsule de Coromandel où nous avons passé notre premier week-end en van ! Nous avons beau guetté la mer, pas d’animaux marins, nous devons nous « contenter » de Fous de Bassans qui ont élu domicile ici. Le spectacle est quand même très chouette !
baleine NZ
Pas de baleine mais la vue vaut quand même le détour.
Il est l’heure de prendre la direction de l’aéroport… On pèse nos bagages sur un pèse-personne ! Et c’est reparti direction Auckland pour 30 minutes de vol. Le spectacle est de nouveau magnifique vu des airs !
Après quatre jours hors du temps, nous sommes de retour dans la « civilisation », ça fait tout bizarre. Même si nous avons encore beaucoup à découvrir en Nouvelle-Zélande, ces quatre jours à Great Barrier Island ont été une magnifique parenthèse.

3 réflexions sur “Great Barrier, une île tellement à part

  1. Merci pour ce partage à distance
    Cette Île fait vraiment envie
    Bon courage pour la dernière ligne droite avant les grandes vacances
    Bisou lolo

    J'aime

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